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Arrivée à l’aéroport

L’aéroport de Séoul se trouve dans la ville d’Incheon, dans la banlieue de Séoul. Lorsque vous arrivez, si vous n’avez personne qui est venu vous chercher, il faudra vous débrouiller seul.

Si vous devez reprendre immédiatement l’avion pour aller en province, il vous faudra prendre une navette pour l’aéroport de Gimpo.

Si vous vous rendez à Séoul, vous devez prendre la navette. Il y en a plusieurs selon votre destination, et elles sont payantes. Jusqu’à 12 000 wons.

Les Transports en Commun

Les transports en commun sont très développés et peu chers en Corée. Selon l’endroit où vous allez et le temps que vous avez, vous avez plusieurs solutions.

Le bus

Nombreux, fréquents et peu chers (900 wons le trajet, pour les bus normaux) les bus forment un moyen de locomotion qui pourrait être agréable. Cependant, il n’y a pas de plan du réseau. Si on ne sait pas à l’avance quelle ligne prendre et dans quel sens, on peut se retrouver rapidement n’importe où sans justement savoir où… On peut cependant acheter pour 1000 wons un livret décrivant les arrêts desservis par chaque ligne de bus ainsi que les bus desservant chaque arrêt, mais, connaissance de l’alphabet coréen indispensable… Il faut aussi ajouter que les chauffeurs conduisent leurs bus comme une bétaillère qui est d’ailleurs bondée aux heures de pointe comme ce n’est pas imaginable pour un Français… Un mélange entre la bouteille d’Orangina (secouée) et les sardines (en boîte). Le chauffeur est d’ailleurs seul maître à bord (faible compensation pour ses horaires, son salaire, et pour le stress découlant des embouteillages chroniques de Corée), et fera le plein en cours de trajet avec les passagers à bord, le moteur allumé (faudrait pas prendre le risque de pas repartir vu l’état des bus en général. Voir un bus en panne au bord de la route n’est d’ailleurs pas rare), il peut aussi fumer en conduisant, il prendra quand même le soin d’ouvrir sa fenêtre (la fumée se sentira malgré tout jusqu’au fond du véhicule, croyez-moi). On peut payer en liquide (on met les pièces directement dans une petite boîte) ou s’abonner en achetant une carte magnétique rechargeable, la « gyotong kadeu » (교통 카드) que l’on passe devant un détecteur près du chauffeur (et près de la petite boîte), économie de 10 % environ. Le détecteur est suffisamment sensible pour que l’on n’ait pas besoin de sortir la carte de son porte-monnaie. Cette carte fonctionne aussi pour le métro et les navettes pour les aéroports et permet aussi les correspondances avec d’autre bus ou avec le métro.

Le métro

Les villes de Séoul, Incheon, Dægu et Busan ont un réseau plus ou moins développé. Le ticket est à 800 wons mais le prix peut augmenter selon la distance (bien regarder la carte au-dessus du guichet ou dire à l’employé le nom de la destination en achetant le ticket), un ticket d’abonnement « Jeong æk kwon » (정액권) peut aussi s’acheter au guichet pour 10 000 wons, il contient l’équivalent de 11 000 wons, et s’il vous reste 200 wons dedans pour un trajet de 650, il marchera. On passe le ticket dans le tourniquet à l’entrée et à la sortie. Vous pouvez aussi utiliser la même carte magnétique que pour les bus : la « gyotong kadeu ». Les métros de Séoul et Incheon communiquent. Cependant il faut savoir que les stations sont très éloignées les unes des autres et que les escaliers y sont très nombreux, à déconseiller donc si vous avez des problèmes pour marcher… Les rames sont plus longues mais moins nombreuses qu’à Paris (une toute les 5 minutes environs). Tous les noms de stations sont écrits en alphabet latin et en hangeul. De plus une voix annonce la station où vous arrivez en coréen et en anglais. Se méfier aussi des courants d’air l’hiver. Correspondance possible avec le bus pour les voyageurs munis de la « gyotong kadeu » (교통 카드).

Le taxi

Un cœur solide, résistant aux émotions fortes, est indispensable : les chauffeurs conduisent comme des fous, et c’est peu de le dire. Rares sont les chauffeurs qui parlent anglais, mais certains vous donnent accès maintenant à un interprète gratuit par téléphone (anglais-coréen ou japonais-coréen). Leur montrer un plan, l’adresse où le nom de votre destination si vous ne savez pas le prononcer. Exigez le compteur. Si vous êtes une femme seule, asseyez-vous à l’arrière. Le taxi reste le meilleur moyen de gagner du temps (sauf aux heures de pointe où le métro est plus rapide mais aussi plus pénible). Le seul moyen de locomotion si vous ne savez pas comment aller là où vous allez. Très bon marché par rapport à la France (2 400 wons les 2 premiers kilomètres, puis 100 wons tous les 144 mètres, ou, en-dessous de 15 km/h, toutes les 35 secondes, prix majorés de 20 % de minuit à 6 h du matin). Inutile de leur donner un pourboire, la majorité refusera. Sur des longues courses, il est même possible que le chauffeur vous demande un prix inférieur à celui du compteur. Il existe deux types de taxis : les normaux et les « deluxe ». À part le prix (4 500 wons les 3 premiers kilomètres, puis 200 wons tous les 164 mètres ou, en-dessous de 15 km/h, toutes les 39 secondes, prix majorés de 20 % de minuit à 6 h du matin) je ne connais pas de différence majeure (les embouteillages sont les mêmes pour tous !). Évitez donc les « deluxe » reconnaissables à leur enseigne jaune.

L’autocar

Très pratique pour aller d’une ville à l’autre, même à l’autre bout du pays. Pas chers et fréquents. Allez à un « bus terminal » et achetez le ticket pour n’importe où, vous partirez au plus tard dans la demi-heure. Les chauffeurs de car conduisent comme des fous eux aussi. Présenter le ticket à la montée et à la descente.

Le train

Réservation obligatoire : votre ticket n’est valable que pour un siège dans un train d’un jour précis à une heure précise. Le réseau est bon. Plusieurs types de trains sont à votre disposition : le normal dit « Mugunghwa » (무궁화), le plus rapide, le « Sæmaeul » (새마을), et les petits train pour les courtes distance : le « Bidulgi » (비둘기) et le « Tong-il » (통일). Les deux premiers sont certainement ceux que vous emprunterez. Là encore, les prix sont très accessibles, et le service très correct. On ne peut pas réserver plus d’un mois à l’avance. Pour les gens très pressés, il y a aussi le dernier-né : le KTX (Korea Train eXpress), le TGV coréen, entre Séoul et Busan et entre Séoul et Mokpo, en service depuis le 1er avril 2004.

L’avion

Les grandes villes sont toutes reliées entre elles par des lignes intérieures. Si vous avez peu de temps ou désirez un confort maximal, ou encore allez d’un bout à l’autre du pays, c’est un moyen commode et encore une fois très bon marché. Vous avez le choix entre deux compagnies pour les vols intérieurs : Asiana et Korean Air. Les deux sont coréennes.

Dans tous les cas, il vous sera très difficile de vous déplacer lors des fêtes de seollal (설날 : nouvel an chinois) ou de Chuseok (추석 : fête des moissons au début de l’automne). En effet, Séoul représentant le 1/4 de la population coréenne et tout le monde rentrant dans la région de ses ancêtres lors de ces deux grandes fêtes, tous les moyens de transport sont saturés. Restez à Séoul si vous y êtes et profitez-en pour découvrir la ville désertée, même si alors peu de magasins sont ouverts.

En voiture

Les permis de conduire français ou international sont valables en Corée, mais il faut les faire convertir. La procédure est un peu compliquée, demandez à un Coréen de vous aider. Dans tous les cas, observez bien avant de vous y mettre. Les feux sont placés en face de vous, de l’autre côté du carrefour, vous pouvez toujours tourner à droite, mais attention aux voitures venant des autres directions et surtout aux piétons, qui peuvent avoir le feu vert à ce moment-là. Pour tourner à gauche, il vous faudra souvent tourner à droite et faire demi-tour (c’est prévu), voire aller tout droit au carrefour, faire demi-tour, puis tourner à droite. Tous les panneaux de direction sont bilingues, mais les transcriptions utilisées en alphabet latin peuvent différer (Chongno ou Jong-Ro sont deux transcriptions du même mot coréen : 종로). De plus, la version latine est beaucoup plus petite que son équivalent en hangeul, ce qui peut être un gros handicap. Je vous conseille donc une fois de plus d’apprendre à lire le hangeul.

Pour la voiture, vous pouvez en acheter une neuve sur place, une d’occasion. À savoir : le prix d’une voiture d’occasion en Corée dépend principalement de son année de sortie, pas de son kilométrage. Enfin, vous pouvez aussi louer une voiture, mais là je dois vous avouer que je ne connais pas les prix. Autre chose à savoir : il n’y a pas de règle de priorité (ni à droite, ni à gauche), mais le bon sens donne l’ordre suivant :

  1. Les bus et autres cars. Ils sont gros, roulent comme des fous, en mauvais état souvent et vous considèrent comme des moucherons encombrants.
  2. Les camions transportant des bouteilles de gaz et autres produits dangereux. Leur statut de convoi dangereux leur fait croire que tout leur est permis.
  3. Les taxis. Véritables cow-boys de la route, si vous ne les laissez pas passer, ils trouveront un moyen de passer quand même, à vos risques et périls. En cas d’accrochage, vous aurez tort, et si vous refusez de payer le remplacement de leur pare-chocs (qui ne sera jamais fait) pour 2 cm de peinture éraflée, le conducteur feindra le coup du lapin et vous finirez par payer 10 fois plus. En cas d’accident, attendez la police, ne tentez rien à l’amiable.
  4. Vous.
  5. Les deux roues. Non, ce n’est pas du cynisme, mais ils se faufilent tellement et tellement vite entre les voitures que de toute façon, ils seront déjà partis loin devant vous avant que vous n’ayez commencé à réaliser qu’ils passaient par là.

Et les piétons ? Et bien moi je me prends des coups de Klaxon tout le temps mais je les laisse toujours passer quoiqu’il arrive, parce que… euh… Parce que, na !

Je le répète, en cas d’accident, même le plus petit accrochage, attendez la police.

Le hangeul et les transcriptions du coréen

J’ai utilisé souvent une transcription toute personnelle qui n’a aucune règle précise mais qui se lit comme si on lisait du français. Je HAIS toute transcription en alphabet latin du Coréen pour plusieurs raisons :

  1. L’alphabet coréen est d’une simplicité extrême.
  2. En Corée, plusieurs standards de transcription existent simultanément : un mot en alphabet latin transcrit différemment selon le standard utilisé, MAIS lorsqu’on voit un mot romanisé (terme emprunté à l’anglais) on ne sait bien évidemment pas quel standard a été utilisé. Résultat, on ne sait pas mieux le prononcer… (Chongno et Jong-Ro, sont deux transcriptions du même mot… prononcez : djong no, enfin… à peu près).
  3. Les transcriptions se basent sur l’alphabet latin utilisé par les Anglophones ! Qui sont loin d’être ceux qui utilisent l’alphabet latin de la manière la plus standard (cf. les Hispanophones ou les Italianophones, par exemple…). Même si aux yeux des Coréens, tous les étrangers parlent anglais, même les Anglophones ne savent pas comment lire les mots transcrits, et pour cause, en anglais, l’écriture est loin d’être phonétique…

On en arrive à des transcriptions telles que : Lee, Rhee, Yi etc. pour un seul et même nom de famille (se prononce plutôt comme Yi). Lee étant bien sûr du à la prononciation de « ee » en anglais, le « L » ne se prononce pas en Corée du sud, mais les Coréens persistent à transcrire ce son… Résultat, M. Yi sera appelé Yi par ses compatriotes, « Li » par les étrangers…

Et « Rhee » alors ? Le pire de tous : même raisons que « Lee » mais ici le « l » est rendu par une transcription en « r » car l’accent coréen fait une confusion entre ces deux sons en anglais « right » et « light » en viennent à se prononcer pareil (en fait, le r ou l coréen est en fait un r roulé comme en espagnol ou en russe, mais à un seul battement).

Un autre joyau des transcriptions est le nom de famille « Park ». la prononciation réelle est bien sûr très loin du « parc » français. Alors ? « R » dans cette position est muet en anglais britannique et n’a pour effet que l’allongement du son « a ». Le « P » se prononce entre p et b (d’où les deux transcriptions pour la ville de Pusan ou Busan (prononcez pou sane)). Résultat… M. Bak se fait appeler « parc » par les Francophones et p’ak par les Anglophones (p’ correspond approximativement au p expiré anglais, et bien sûr à une lettre et un son différent du son réel contenu dans ce nom de famille !) qui sont toutes deux erronées. Apprenez l’alphabet coréen ! Il est simple, amusant, ingénieux. Il n’y a que quelques règles à connaître pour bien prononcer le coréen. Pourquoi s’en priver et agir comme des barbares ? (Exhortations valables seulement si vous avez l’ombre d’une poussière d’intention de mettre un  jour les pieds en Corée, à ignorer dans le cas contraire… Quoique…)

Où l’apprendre, me direz-vous ? Eh bien ici même, je vais me faire un plaisir de vous l’enseigner. Pour les gens pressés, cliquez ici, sinon, passons d’abord à…

Quelques considérations sur le hangeul

Cet alphabet a été inventé à la demande du roi Séjong le Grand, en suivant des principes phonétiques et philosophiques (le Yin et le Yang), et est basé sur une observation et analyse linguistiques minutieuses de la langue coréenne. Le hangeul permet de voir non seulement les différents phonèmes, mais également comment ils sont arrangés dans les syllabes. Le hangeul est seul parmi les systèmes d’écriture du monde à avoir été inventé scientifiquement, et les Coréens sont fiers de lui et de son inventeur.

Pour les consonnes, le roi Séjong a classé les divers sons (phonèmes) du Coréen dans des catégories basées sur la façon dont ils sont prononcés (type d’articulation) et où ils sont prononcés (lieu d’articulation), de manière similaire à ce qui est fait en phonologie moderne. Il a conçu le caractère de base pour chaque lieu d’articulation sur une représentation visuelle de ce à quoi les organes de la parole ressemblent dans cette position. Ainsi le caractère pour [k] (ㄱ) est une représentation du dos de la langue touchant la partie arrière du palais (le voile du palais) d’une personne de profil gauche. Le caractère pour [n] (ㄴ) montre l’extrémité de la langue contre le palais juste derrière les dents (contre l’arête alvéolaire), et les caractères pour les sons articulés dans toute la gorge sont basés sur une représentation abstraite de la gorge (ㅇ). Les sons fricatifs (« s », « z » et « tch ») articulés avec l’extrémité de la langue immédiatement derrière les dents, ont été représentés d’après un caractère (ㅅ) rappelant la forme d’une incisive. Le caractère de base (ㅁ) pour les consonnes labiales ([b], [m] et [p]) est probablement une adaptation du caractère chinois « bouche » (口). Enfin, des traits supplémentaires indiquent une tension pour passer d’un son à l’autre. Ainsi, de [s] (ㅅ), on passe à « dj » (ㅈ) puis à « tch » (ㅊ). Ou bien de [n] (ㄴ), on passe à « d »/« t » (ㄷ) puis à « t’ » (ㅌ) un « t » très expiré..

Les voyelles sont considérées comme étant yin ou yang, mais cela n’a que peu de répercussions sur l’écriture.

Lire le hangeul

 
Les consonnes
Lettre Prononciation Transcription officielle La mienne
[k] ou [g], en général [g] entre deux voyelles. g s’il est suivi d’une voyelle, k sinon Idem
[kk] comme dans « pic coréen ». kk Idem
[n] n Idem
[t] ou [d], en général [d] entre deux voyelles. d s’il est suivi d’une voyelle, t sinon Idem
[tt] comme dans « petite table » (on ne prononce pas le « e » muet). tt Idem
comme un « r » espagnol, russe ou italien etc. mais à un seul battement. r s’il est suivi d’une voyelle, l sinon Idem
[m] m Idem
[p] ou [b], en général [b] entre deux voyelles. b s’il est suivi d’une voyelle, p sinon Idem
[pp] comme dans « taupe prospère » (on ne prononce pas le « e » muet). pp Idem
[s] ou « ch », « ch » devant [i], [j] (semi-voyelle comme dans Yann) ou [wi]. s
(t en finale)
s, sh devant i (ㅣ) et ui (ㅟ), t en finale
[ss] comme dans « est-ce sûr » (on ne prononce pas le « e » muet) ou « ch » devant [i], [y] (semi-voyelle) ou [wi]. ss Idem
caractère spécial : en début de syllabe, ne se prononce pas, en fin de syllabe, se prononce « ng » comme dans l’anglais « parking ». rien en début de syllabe
ng en fin de syllabe
Idem
oscille entre « j », « z », « dj » et « tj ». j
(t en finale)
Idem
un peu comme « ttj ». jj Idem
« tch ». ch
(t en finale)
Idem
« kh », un [k] fortement expiré, souvent transcrit k’. k Idem
« th », un [t] fortement expiré, un peu comme dans l’anglais « take », souvent transcrit t’. t Idem
« ph », un [p] fortement expiré, souvent transcrit p’. p Idem
[h], le « h » aspiré anglais ou allemand. h
(t en finale)
Idem

Note : Lorsque deux consonnes se rencontrent, leur prononciation peut s’altérer : 대학로 se prononce 대항노. La transcription suit la prononciation : Daehangno (chez moi, Dæhangno), et aussi le fameux 종로 : Jongno. De même, 신라 se prononce 실라 et sera transcrit Silla (anciennement Shilla) et non Sinla. D’autre part, lorsqu’une voyelle est précédée de ㅎ, c’est sa correspondante aspirée qui est prononcée : 좋다 se prononcera donc 조타 et s’écrira donc jota (et non joda ou johda). En revanche si le ㅎ suit la consonne, cette dernière est bien prononcée comme sa correspondante aspirée, mais on retranscrit sa correspondante aspirée et le ㅎ comme dans 묵호, prononcé 무코 et retranscrit : Mukho. (vous suivez ?)

Enfin, bon à savoir : les consonnes en finale ne sont pas relâchées. Par exemple pour 밥, bap, le P final se prononcera en joignant les lèvres, et c’est tout. Les lèvres restent fermées, pas d’« explosion » comme en français, pas de relâchement sonore des lèvres. C’est valable pour toutes les consonnes, ce qui explique leurs transcriptions particulières en finales de mots.

Les voyelles
Lettre Prononciation Transcription officielle Autres La mienne
« a ». a   a
« ya ». ya   ya
« o » ouvert comme dans « carotte ». eo ö, ŏ, ou eo
« yo » ouvert comme dans « paillote ». yeo yö, yŏ, you yeo
« o » fermé comme dans « côte ». o   o
nbsp;yo » fermé comme dans « yo-yo ». yo   yo
« ou ». u ou (rare) u
« you ». yu you (rare) yu
sa prononciation oscille entre parfois « ou », jusqu’à parfois « eu » comme dans « matheux » c’est en fait un « eu » fait très au fond de la gorge avec les lèvres un peu souriantes. eu u, ŭ eu
« i » i ee  i

Il faut aussi ajouter les voyelles composées :

Composantes   Composée Prononciation Transcription officielle Autres La mienne
ㅏ + ㅣ donne entre « é » et « è » ae ai æ
(Pour éviter une confusion avec la transcription de 아에, cf. le nom du temple : Haeinsa (하에인사 ou 해인사 ? Hæinsa lève toute ambiguïté)
ㅑ + ㅣ donne entre « yé » et « yè » yae  
ㅓ + ㅣ donne comme ㅐ e   é
(Pour une prononciation plus naturelle chez le francophone. Aussi, pour permettre la même distinction que plus haut entre 아에 aé et ㅐ ae (chez moi : æ))
ㅕ + ㅣ donne comme ㅒ ye  
ㅗ + ㅏ donne « wa ». wa   wa
ㅗ + ㅐ donne entre « wé » et « wè » wae  
ㅗ + ㅣ donne comme ㅙ oe  
ㅜ + ㅓ donne « wo » ouvert. wo wö, wŏ wo
ㅜ + ㅔ donne comme ㅙ we  
ㅜ + ㅣ donne entre « oui » et « ui ». wi   wi
ㅡ + ㅣ donne soit comme ㅣ, soit comme ㅡ, soit « ui » voire « é » selon les cas. ui eui, ŭi eui

Notes :

En cas de confusion possible (comme pour 해운대), la recommandation officielle veut que l’on sépare les deux syllabes par un trait d’union : Hae-undae. Pour les Francophones, je préfère ma transcription personnelle à moi Hæundæ.

Certains noms propres ont une transcription fixée par l’usage et devenue officielle, qui ne suit pas le standard actuel : Rhee Syngman, par exemple (이승만). Je ne suivrais pas dans ces cas-là ma transcription, mais l’usage. Dans tous les cas, préférer le hangeul.

D’autre part, il n’existe pas encore de norme officielle pour les noms de famille, ce qui justifie mon choix de la transcription Yi pour le nom 이, très proche de la véritable prononciation.

Pour les prénoms, les transcriptions ne doivent pas tenir compte des combinaisons de consonnes entre  les syllabes. Ainsi le prénom 복남, prononcé 봉남 sera transcrit Boknam et non Bongnam.

On peut ajouter un trait d’union entre les syllabes du prénom. La deuxième syllabe ne prend alors pas de majuscule. Il m’arrive cependant de mettre quand même une majuscule parce que je trouve ça plus joli. Exemple : prénom 대중, transcriptions officielles : Daejung ou Dae-jung ; chez moi : Dæjung, Dæ-Jung ou encore Dæ-jung.

Le coréen ne s’écrit pas de manière linéaire comme l’alphabet latin, mais syllabe par syllabe dans un carré. L’ordonnancement dans le carré dépend de la voyelle, si elle est de forme horizontale ou verticale :

Écriture de « go »

Go

On trace d’abord le ㄱ, puis le ㅗ.

Écriture de « guk »

Guk

On trace d’abord le ㄱ supérieur, puis le ㅜ, et enfin le dernier ㄱ.

Écriture de « ja »

Dja

Dans l’ordre : ㅈ puis ㅏ.

Écriture de « han »

Han

Dans l’ordre : ㅎ, ㅏ puis ㄴ.

Écriture de « gwik »

Kwik

Dans l’ordre : le ㄱ supérieur, ㅜ, ㅣ puis ㄱ.

Voilà, vous pouvez à peu près lire le 한글. Mais n’ayez pas peur, c’est comme tout, il faut s’entraîner !

Si vous voulez écrire le hangeul, sachez que l’ordre et le sens des traits est important. Ça ne se fait pas n’importe comment, c’est un héritage de l’écriture chinoise. Vous trouverez tout à ce sujet en cliquant ici.

Enfin, ne soyez pas surpris si certaines prononciations sont différentes de ce à quoi vous vous attendiez : il existe certaines petites subtilités que je n’ai pas pu exposer ici. Mais rassurez-vous, vous connaissez maintenant 95 % de la lecture du 한글.

Si vous désirez vraiment en savoir plus sur la langue coréenne et/ou son écriture, allez voir le site de KBS World Radio (anciennement Radio Corée Internationale, RKI), vous pourrez y apprendre le coréen en français et gratuitement ! Oui, oui, je répète : ils ont un cours de coréen en ligne et en français. Et je vous garantis que c’est mieux fait que cette page… ;~) Cliquez ici !

Pour le hangeul et ses transcriptions officielles, il y a , mais c’est en anglais…

L’Hébergement

Où que vous alliez en Corée, vous trouverez de tout pour tous les goûts : des auberges de jeunesses aux palaces, en passant par les auberges, appelées encore motel, en coréen yeogwan (여관). Pas toujours très propres, elles vous coûteront 25 000 à 30 000 wons la nuit pour un confort relativement correct. On les trouve absolument partout.

Si vous voulez rester plus longtemps, il vous faudra louer un appartement. À savoir : pas d’état des lieux ni en entrant, ni en sortant. Vous pourrez bien sûr visiter. On trouve de plus en plus d’appartements à loyer mensuel, mais la majorité fonctionne avec un système de dépôt : vous payez l’équivalent d’un ou de deux ans de loyer mensuel, et vous ne payez plus rien tant que vous restez dans le logement, même si vous y restez dix ans. Quand vous partez, on vous rend votre argent (sans les intérêts). Ça fait mal au début mais on y trouve son compte à la fin. Le tout est de pouvoir sortir la cagnotte de départ…

La Politesse

Quelques petites choses à savoir…

  • On salue en inclinant la tête. De même pour remercier.
  • Quand vous donnez ou recevez quelque chose, argent, cadeau, etc., s’y prendre à deux mains ou une main sous le coude de l’autre. C’est un signe de respect que les Coréens apprécieront de votre part.
  • Si lors d’une fête avec des Coréens, l’un de vos amis se retrouve le verre d’alcool vide, remplissez-le-lui (en tenant la bouteille à deux mains)
  • Si vous êtes face à quelqu’un de plus respectable que vous (patron, beau-père, belle-mère, personne plus âgée en général) ne buvez pas de l’alcool en le regardant dans les yeux. Détournez-vous comme pour cacher que vous buvez.
  • De même, évitez de fumer en présence d’un aîné, même s’il fume comme un pompier devant vous…
  • Si vous êtes une femme, évitez de fumer tout court. Évitez même de dire que vous fumez… Ce n’est pas juste mais c’est comme ça. Pour plus d’information sur le tabac et les femmes, c’est ici.
  • Ne laissez jamais vos baguettes plantées dans votre bol de riz. Ça porte malheur car ça rappelle les bâtons d’encens plantés dans le riz lors des cérémonies aux morts.
  • Ne vous mouchez pas. Vous pouvez vous essuyer le nez ou renifler (à loisir). Sinon, allez le faire discrètement aux toilettes.
  • À table, vous pouvez faire des miam slurp beurp sans problème (n’exagérez pas non plus !)
  • Les Coréens crachent en se raclant la gorge du fond de l’estomac jusqu’aux incisives. Ne le faites pas, c’est considéré comme étant vulgaire là-bas aussi, et vous pouvez vous prendre un amende pour ça, en plus (mais c’est rare, on n’est pas à Singapour).
  • De même, ne jetez rien par terre (y compris vos mégots), là aussi, une amende peut vous sanctionner (là encore, c’est rare).
  • Ne vous mettez pas en colère si on vous demande votre âge, si vous êtes marié(e), combien vous avez d’enfants, combien vous gagnez par mois. Ces questions sont normales. Vous n’êtes cependant pas obligé(e) de répondre (« Je gagne suffisamment… »)
  • On enlève très souvent ses chaussures, évitez les lacets et ayez des chaussettes en bon état…
  • Évitez dans une conversation de dire des choses comme « Je connais, c’est pareil au Japon ». Cela montrera votre ignorance de la Corée, et cela blessera votre interlocuteur.
  • Le sexe est un sujet tabou. Attention où vous mettez les pieds dans votre conversation. Il y a l’art et la manière…
  • Traîner des pieds n’a aucune signification (ni de fatigue, ni de paresse), si bien que tout le monde est susceptible de le faire.
  • Un aspect important de la relation avec les Coréens, c’est qu’ils évitent les conflits et refusent même de les voir. Mieux vaut donc une diplomatie subtile que de s’énerver si on veut avoir gain de cause (ceci dit, il faut quand même savoir secouer le cocotier de temps en temps).
  • Le montrez pas les gens du doigt, même lors de présentations. Faites-le avec la main ouverte. Ce sont les animaux ou les objets que l’on désigne du doigt.