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… Dans toute son horreur

Pendant ces 35 ans, près de 2 millions de Coréens émigrèrent au Japon, de façon plus ou moins bénévole, les uns, paysans dont les terres avaient été confisquées, pour y trouver du travail, les autres, surtout pendant la guerre, arrêtés dans la rue, entassés dans un camion et transportés dans les cales d’un bateau, vivaient dans des camps qui n’avaient rien à envier à Auschwitz, surveillés par les Japonais, travaillaient à des cadences effrénées, mal nourris, beaucoup tombèrent malades et moururent. Bref, de l’esclavage. Le sort de ceux qui essayèrent de s’enfuir les conduisait à la mort après lynchage. Mais contrairement à l’Allemagne, les grandes entreprises qui les employaient, et qui occupent toujours un premier plan sur la scène économique, dont Kajima Gumi, Naji-Fujikoshi, Mitsubishi, Nippon Steel Corporation, ne répondirent jamais de leurs crimes, et furent même indemnisées à la fin de la guerre pour compenser la subite perte de main-d’œuvre due à la libération des prisonniers par un gouvernement japonais qui pensait que les couvrir et empêcher toute enquête ne devait pas être suffisant…

Mais ce ne sont pas seulement des hommes qui furent ainsi enlevés. Des femmes aussi, ou, pour être plus précis, des adolescentes voire des petites filles. Enlevées, conduites au Japon ou dans d’autres colonies, elles étaient stérilisées, puis servaient de « femmes de réconfort » aux soldats japonais. Les plus jeunes, trop étroites et impubères subissaient aussi des opérations barbares destinées à les rendre aptes à recevoir suffisamment de soldats par jour. Toutes « désobéissance » aux exigences des « clients » était immédiatement punie par des coups de poing ou de couteau du même client. « Désobéissance » comprenait bien sûr le fait de pleurer ou de parler coréen… Plus de 200 000 femmes « servirent » ainsi l’armée japonaise, des Malaises, des Chinoises, mais surtout les Coréennes qui représentaient 80 % des femmes de réconfort. Toute révolte était sanctionnée par un avertissement dans le meilleur des cas, des coups ou des mutilations ensuite, et enfin par la mort à coup de baïonnette dans le vagin, le corps était ensuite exposé dans la position de leur supplice jusqu’à complète décomposition pour décourager les autres…

Les prisonniers de guerre n’avaient pas non plus un sort enviable. Si les Occidentaux étaient relativement bien traités, les prisonniers de guerre orientaux, considérés comme une race inférieure, étaient employés au débroussaillage de la jungle, la moitié y moururent, de fatigue, de malnutrition, de maladie, ou de torture…

L’unité 731. Ça ne vous dit sûrement rien, et pourtant, le « Docteur » Mengele aurait pu en faire partie. 200 000 prisonniers de guerre (russes, chinois, américains, coréens) en furent les cobayes. La mission de cette unité était d’étudier les effets de gaz toxiques ou de maladies sur des organes humains vivants. Il fallut donc, pour obtenir ces organes, disséquer des prisonniers vivants. Ici on ouvrait et on prenait un foie sans anesthésie, là on n’ouvrait pas, mais on injectait la peste bubonique, le choléra, la syphilis, là-bas on essayait de nouvelles combinaisons de gaz toxiques… Tous étaient ensuite jetés dans une fosse commune, ceux qui n’étaient pas déjà mort y agonisaient, car on ne recouvrait la fosse de terre qu’une fois pleine…

Pour en savoir plus sur l’unité 731 : cliquez ici.

Enfin, il faut aussi parler de ces Coréens qui furent engagés de force dans l’armée nippone pour être envoyés en première ligne…