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Les Invasions japonaises (Guerre d’Imjin)
(1592 – 1598)

En effet, le Shogun Toyotomi Hideyoshi (豊臣 秀吉) parvenait enfin à unifier l’archipel nippon. Conséquence : les samouraïs s’ennuient. Hideyoshi décide alors de se lancer à la conquête de la Chine. Il lui faut pour cela traverser la Corée. Celle-ci s’y oppose, bien entendu (d’une part, les Ming sont nos copains, d’autre part, une horde de soldats aussi bien élevés soient-ils est difficilement tolérable sur notre territoire à une époque où personne n’a encore signé la convention de Genève…), mais en vain. Car devant ce refus, Hideyoshi décide d’attaquer d’abord la Corée. En 1592, donc, 150 000 soldats débarquent à Busan. Deux semaines plus tard, Hanyang est prise et les Japonais continuent leur route vers la Mandchourie où les Chinois leur résistent. Le roi Songjo a pu se réfugier au Nord, et donc la Corée ne capitule pas. Pendant sept ans la guerre se poursuivra, les paysans et les moines bouddhistes, tous volontaires, continuent de lutter. Enfin, il faut parler aussi de l’amiral Yi Sun-Shin (이순신), héros national, stratège de génie, qui fut à l’origine de l’invention des bateaux-tortues, ancêtres des cuirassiers modernes, qui permirent de vaincre la flotte japonaise, coupant ainsi les ravitaillements japonais vers le continent. Hideyoshi vient de mourir, les Japonais abandonnent. La Corée et la Chine sortent dévastées de ce conflit. En visitant la Corée, vous verrez que la plupart des monuments ont été réduits en cendres à cette époque pour être reconstruits plus tard. Les Coréens en garderont une grande rancœur contre les Japonais, d’autant plus que ces derniers ne partaient pas les mains vides : des milliers de livres, des artisans et des potiers (qui firent la renommée de la porcelaine japonaise) quittaient le continent à jamais. Les Japonais avaient de plus bien l’intention de revenir.

Ruinées la Corée et la Chine, les Mandchous s’en frottent les mains…