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Le Confucianisme

Il n’est pas ici question de disserter sur tous les aspects du confucianisme, mais plutôt d’en expliquer les aspects les plus pertinents pour notre sujet…

Le confucianisme en Corée n’est pas une religion, car Confucius (孔子, 공자 en coréen, 551 ? - 479 av. J.-C.) n’est pas considéré comme un être surnaturel, mais comme un simple philosophe. C’est un code moral pour la vie en société avec une perspective humaniste. Donc il n’existe  de dévotion à aucun dieu, mais un respect d’une hiérarchie stricte pour permettre un fonctionnement optimal et sans conflit de la société.

L’individu se doit de rechercher le perfectionnement personnel, en tentant de devenir meilleur, en étudiant (et encore aujourd’hui, la vie du lycéen coréen est plus proche d’un enfer que d’une adolescence aux yeux des Occidentaux) et un perfectionnement dans ses relations en suivant 3 principes fondamentaux :

  1. Le roi est le pilier de l’État
  2. Le père est le pilier de la famille
  3. Le mari est le pilier de la femme

et cinq disciplines morales (principes de relations) :

  1. Entre amis : confiance
  2. De ministre à prince : loyauté
  3. Entre père et fils : intimité
  4. De cadet à aîné : respect
  5. Entre mari et femme : distinction de position
Ce qui signifie en clair que 
  1. On doit respect et obéissance à celui dont la situation sociale est plus élevée.
  2. La piété filiale est indiscutable en Corée et bien sûr le culte des ancêtres y est lié.
  3. Le principe 3 et la discipline morale 5 font que la femme est loin d’être l’égale de l’homme, même si, heureusement, dans les jeunes générations, parfois…
  4. L’âge à une très grande importance en Corée et on peut vous demander votre âge (entre autres) dès la première rencontre. Une année de différence suffit pour que l’aîné soit appelé par son « titre » (grand frère, grande sœur, etc.) et non pas par son prénom.
  5. La loyauté est très importante en Corée et certaines connivences malsaines entre banques, grands groupes (jébeol) et haut fonctionnaires, qui ont conduit la Corée à la crise de 1997, sont dues très certainement à elle.

Il est à noter que recevoir du respect signifie en contrepartie être digne de lui et se comporter de manière droite et juste, c’est-à-dire éviter les abus de pouvoir. C’est grâce à cette dernière condition que ce système a marché si bien et est juste d’un certain point de vue.

Malheureusement, beaucoup ont une fâcheuse tendance à vouloir l’oublier, cette dernière condition…